Rencontre Patronat Tchadien – 06 mai 2026

La réunion tenue cet après-midi du 06 mai 2026 au siège du Patronat, présidée par le Président du Patronat, M. Bichara Doudoua, a rassemblé les opérateurs économiques membres du patronat tchadiens et la mission du Fonds Monétaire International conduite par M. Julien Reynaud, Chef de mission, accompagné de M. Nooman Rebei, Représentant résident du FMI, et de M. Marco Pani, économiste du Fonds.

Les échanges ont permis de dresser un état des lieux des principaux défis auxquels fait face le secteur privé tchadien.

Le FMI, pour sa part, a rappelé que son objectif est de communiquer sur les réformes en cours et d’envisager la présentation d’une revue devant son Conseil d’administration. Les priorités identifiées portent sur la mise en œuvre du registre social, la publication attendue de la revue des produits pétroliers, le renforcement des capacités des pouvoirs publics, la réduction progressive de la masse salariale de la fonction publique, la clarification des chiffres relatifs à la dette publique ainsi que l’approfondissement du diagnostic de gouvernance et de la justice commerciale.

Un point de divergence est apparu concernant l’évolution des réformes : le FMI estime une progression à hauteur de 75 %, tandis que les capitaines des entreprises jugent que la réalité est souvent en deçà de ces estimations. Sur la question du traitement des dettes intérieures, le Patronat a souligné la nécessité d’un véritable dialogue public-privé afin que les paiements effectués produisent un impact tangible sur l’activité économique.

Les discussions ont également mis en lumière des problématiques sectorielles telles que la disparition d’entreprises du BTP, l’absence d’eau potable, la gestion complexe de la TVA en compensation, la montée en puissance de l’informel et la concurrence déloyale. Le FMI a annoncé la réalisation d’audits ciblés sur la douane, les finances publiques et la société Tchadlec.

En conclusion, le Patronat a rappelé que, malgré la diversité des problèmes, les priorités demeurent liées aux infrastructures essentielles – routes, électricité et eau – qui conditionnent directement la compétitivité des entreprises et la relance économique nationale.

 

SG.BIENVENU.